Cours de bases de données - TP PLSQL SGBD relationnels exercices avec des exemples Requêtes PL/SQL

1 - Interrogation avec SQL

Au départ, vous avez accès au schéma et à la base de données « Films », vue et revue en cours, qui est 
partagée (en lecture) par tout le monde. Voici le script de création de ce schéma (disponible sur le site). Ces commandes doivent maintenant vous être familières (sinon relisez les chapitres correspondant).
Exemple 1 SchemaFilms.sql : Le script de création du schéma

/*
      Commandes de création de la base Films, testé avec MySQL et PostgreSQL.
      Pour Oracle, il suffit de remplacer le type TEXT par le type LONG dans la table Film.
*/

/* Destruction eventuelle des tables existantes */
DROP TABLE Notation;
DROP TABLE Role;
DROP TABLE Film;
DROP TABLE Artiste;
DROP TABLE Internaute;
DROP TABLE Pays;
DROP TABLE Genre;

/* Creation des tables */

CREATE TABLE Internaute (email VARCHAR (40) NOT NULL,
                                              nom VARCHAR (30) NOT NULL ,
                                              prenom VARCHAR (30) NOT NULL,
                                              region VARCHAR (30),
                                              CONSTRAINT PKInternaute PRIMARY KEY (email));
 
CREATE TABLE Pays (code VARCHAR(4) NOT NULL,
                                      nom VARCHAR (30) DEFAULT ’Inconnu’ NOT NULL,
                                      langue VARCHAR (30) NOT NULL,
                                      CONSTRAINT PKPays PRIMARY KEY (code));
                                      CREATE TABLE Artiste (idArtiste INTEGER NOT NULL,
                                      nom VARCHAR (30) NOT NULL,
                                      prenom VARCHAR (30) NOT NULL,
                                      anneeNaiss INTEGER,
                                      CONSTRAINT PKArtiste PRIMARY KEY (idArtiste),
                                      CONSTRAINT UniqueNomArtiste UNIQUE (nom, prenom));

CREATE TABLE Film (idFilm INTEGER NOT NULL,
                                     titre VARCHAR (50) NOT NULL,
                                     annee INTEGER NOT NULL,
                                     idMES INTEGER,
                                     genre VARCHAR (20) NOT NULL,
                                     /* Remplacer TEXT par LONG pour ORACLE */
                                     resume TEXT,
                                     codePays VARCHAR (4),
                                     CONSTRAINT PKFilm PRIMARY KEY (idFilm),
                                     FOREIGN KEY (idMES) REFERENCES Artiste,
                                     FOREIGN KEY (codePays) REFERENCES Pays);
 
CREATE TABLE Notation (idFilm INTEGER NOT NULL,
                                           email VARCHAR (40) NOT NULL,
                                           note INTEGER NOT NULL,
                                           CONSTRAINT PKNotation PRIMARY KEY (idFilm, email));
  
CREATE TABLE Role (idFilm INTEGER NOT NULL,
                                     idActeur INTEGER NOT NULL,
                                     nomRole VARCHAR(30),
                                     CONSTRAINT PKRole PRIMARY KEY (idActeur,idFilm),
                                     FOREIGN KEY (idFilm) REFERENCES Film,
                                     FOREIGN KEY (idActeur) REFERENCES Artiste);
 
CREATE TABLE Genre (code VARCHAR (20) NOT NULL,
                                       CONSTRAINT PKGenre PRIMARY KEY (code));

Vous pouvez remarquer que l’ordre de création des tables respecte le référencement entre PRIMARY KEY et FOREIGN KEY. Les tables qui sont référencées par cette dernière clause doivent être créées avant celles qui les référencent. Par exemple la table Artiste est créée avant la table Film à cause de la clé étrangère idMES. C’est en revanche l’ordre inverse qui est suivi pour les commandes DROP : on ne peut pas détruire une table qui est référencée par une commande FOREIGN KEY. Notez qu’en principe on ne place pas les commandes DROP dans un script de création puisqu’on ne souhaite pas prendre le risque de détruire des données existantes. Comme il s’agit ici d’une base de test, la situation est différente.
 
La base est disponible sur le site et contient un échantillon de films avec leur metteur en scène, leurs acteurs et les notations de quelques internautes. À vous de jouer : il faut concevoir, saisir et exécuter les ordres SQL correspondant aux requêtes qui suivent.
  
1.1 Sélections simples

1. Tous les titres de films.
2. Nom et prénom des internautes auvergnats.
3. Titre et année de tous les drames, triés par année ascendante. Donnez ensuite le tri par année descendante.
4. Nom et année de naissance des artistes nés avant 1950.
5. Titre et année de tous les films parus entre 1960 et 1980
6. Tous les genres de films (éliminez les doublons).
7. Titre, genre et résumé des films qui sont soit des drames, soit des westerns (utilisez la construction IN), et dont le résumé contient la chaîne de caractères « vie ».
8. Les artistes dont le nom commence par ’H’ (commande LIKE).
9. Quels sont les acteurs dont on ignore l’année de naissance ? (Attention : cela signifie que la valeur est absente).
10. Prénom, nom et âge de chaque artiste (NB : l’âge est la différence entre l’année courante et l’année de naissance). Nommez âge la colonne obtenue (commande AS).
        
1.2 Jointures

1. Qui joué le rôle de Morpheus (nom et prénom) ?
2. Qui est le réalisateur de Alien ?
3. Prénom et nom des internautes qui ont donné une note de 4 à un film (donner aussi le titre du film).
4. Quels acteurs ont joué quel rôle dans le film Vertigo ?
5. Films dont le réalisateur est Tim Burton, et un des acteurs est Johnny Depp.
6. Titre des films dans lesquels a joué Bruce Willis. Donner aussi le nom du rôle.
7. Quel metteur en scène a tourné dans ses propres films ? Donner le nom, le rôle et le titre des films.
8. Quel metteur en scène a tourné en tant qu’acteur (mais pas dans son propre film) ? Donner le nom, le rôle et le titre des films où le metteur en scène a joué.
9. Dans quels films le metteur en scène a-t-il le même prénom que l’un des interprètes ? (titre, nom du metteur en scène, nom de l’interprète). Le metteur en scène et l’interprète ne doivent pas être la même personne.

1.3 Requêtes imbriquées

Les requêtes suivantes peuvent s’exprimer avec une imbrication des clauses SELECT, mais on peut également utiliser des jointures « à plat ». Si le cœur vous en dit, essayez les deux versions.

1. Donnez les nom et prénom des artistes qui on mis en scène un film.
2. Donnez le titre et année des films qui ont le même genre que Matrix.
3. Donnez le nom des internautes qui ont noté le film Alien. Donnez également la note.
 
1.4 Négation
 
Là encore, il existe souvent plusieurs manières d’exprimer la même requête.

1. Les films sans rôle.
2. Nom et prénom des acteurs qui n’ont jamais mis en scène de film.
3. Les internautes qui n’ont pas noté de film paru en 1999.
 
1.5 Fonctions de groupe

1. Quelle est le nombre de films notés par l’internaute rigaux@cnam.fr, quelle est la moyenne des notes données, la note minimale et la note maximale ?
2. Combien de fois Bruce Willis a-t-il joué le role de McClane ?
3. Année du film le plus ancien et du film le plus récent.
4. id, Nom et prénom des réalisateurs, et nombre de films qu’ils ont tournés.
 
2 - Création d’un schéma relationnel

Il s’agit de définir un schéma de base de données, d’y intégrer des contraintes, des vues et d’y insérer quelques informations. Vérifiez le comportement des contraintes et des vues en essayant de les mettre en défaut.

2.1 Création des tables

Créez les tables du schéma ’Agence de voyages’, vues en cours, et rappelées ci-dessous.

– Station (nomStation, capacité, lieu, région, tarif)
– Activite (nomStation, libellé, prix)
– Client (id, nom, prénom, ville, région, solde)
– Sejour (id, station, début1, nbPlaces)
 
Attention à bien définir les clés primaires et étrangères. Voici les autres contraintes portant sur ces tables
.

1. Les données capacité, lieu, nom, ville, solde et nbPlaces doivent toujours être connues.
2. Les montants (prix, tarif et solde) ont une valeur par défaut à 0.
3. Il ne peut pas y avoir deux stations dans le même lieu et la même région.
4. Les régions autorisées sont : ’Ocean Indien’, ’Antilles’, ’Europe’, ’Ameriques’ et ’Extreme Orient’.
5. La destruction d’une station doit entraîner la destruction de ses activités et de ses séjours.
6. Le prix d’une activité doit être inférieur au tarif de la station et supérieur à 0.
7. Pour une date de début donnée, le nombre total de places réservées dans une station doit être inférieur à la capacité de la station.

Conseil : donnez des noms à vos contraintes PRIMARY KEY, FOREIGN KEY et CHECK avec la clause CONSTRAINT.





FIG. 1 – La base ’Agence’

2.2 Insertion de données
 
Insérez dans la base les données de la figure 1 avec des ordres INSERT. Attention, l’ordre des INSERT est important (pourquoi ?).

Vous pouvez ensuite tester les contraintes avec quelques ordres SQL. Par exemple : détruisez la station et vérifiez que les activités ont disparu ; insérez une autre station en (Guadeloupe, Antilles) ; insérez une station dans une région ’Nullepart’, etc.

2.3 Vues

Maintenant il faut créer des vues et tester l’interrogation et la mise à jour à travers ces vues.

1. Créez les vues suivantes sur le schéma précédent.

(a) Une vue ActivitesModiques (Station, Activite) donnant le nom des stations et des activités dont le prix est inférieur à 140 FF. Toute ligne insérée dans cette vue doit apparaître dans la vue ensuite.

(b) Une vue ActivitesCheres, de même schéma, avec prix supérieur à 140 FF, et la même contrainte d’insertion.

(c) Une vue StationDollars (Nom, Capacite, Lieu, TarifDollar) donnant le nom d’une station, sa capacité, le lieu et le tarif en dollars (metez le taux de conversion « en dur », ou bien – mieux – créez une table stockant le taux de conversion).

(d) Une vue Tarifs (Station, Tarif, OptionMin, OptionMax) donnant, pour chaque station, le tarif et les prix min et max des activités.
 
(e) Une vue Reservation (nomStation, PlacesReservees) donnant, par station et date de début de séjour, le nombre de places réservées.

2. Consultez ensuite le contenu de ces vues. Vous pouvez insérez quelques lignes supplémentaires dans les tables et constater qu’elles sont prises en compte dans les vues.

3. Dans quelles vues peut-on insérer, détruire et mettre à jour ? Essayez les opérations suivantes :

(a) Insérez une activité ’Kayac’ pour la station ’Venusa’ dans ActivitesCheres et ActivitesModiques. Le contrôle sur l’insertion est-il utile dans ce cas ?

(b) Peut-on insérer dans StationEuro ? Sous quelle condition ? Faites l’essai.

(c) Détruisez une ligne de StationEuro.

3 - Programmation

Les exercices qui suivent permettent de se familiariser avec les langages de programmation interne (PL/SQL) et externe (Java/JDBC, PHP) permettant de manipuler une base de données de manière procédurale. Des exemples sont fournis sur le site, qui doivent vous permettre de créer vos propres procédures, fonctions et programmes.

3.1 Procédures stockées

Le langage utilisé est le PL/SQL version PostgreSQL. Quelques modifications mineures suffisent à transcrire pour le PL/SQL d’Oracle.
 
1. Créer une fonction NomClient qui prend en entrée l’id d’un client et qui renvoie une chaîne contenant le prénom et le nom du client (voir l’exemple réalisateur .plsql).

2. Créer une fonction Activités qui prend en entrée le nom du station et produit une chaîne de caractères contenant l’énumération des activités de la station (par exemple, “Ski, Yoga, Massage”).
 
3. Créer ensuite une vue qui affiche les stations, avec un attribut supplémentaire donnant la liste des activités (par appel à la fonction bien sûr).

4. Créer une fonction Actualiser qui prend en entrée un pourcentage et le nom d’une station, et augmente le tarif de la station et le prix de chacune de ses activités du pourcentage indiqué.

3.2 Triggers
 
1. Implantez par un trigger la règle suivante : si le prix d’une activité baisse, alors le tarif de la station doit augmenter de la différence.

Indication : le trigger doit se déclencher sur une modification, et tester pour chaque ligne que la nouvelle valeur est plus grande que l’ancienne. Si ce n’est pas le cas, faire un UPDATE de la station pour ajouter la différence entre l’ancienne et la nouvelle valeur.

2. Faites l’expérience : diminuez le prix d’une activité, et regardez ce qui se passe pour la station.

3. On veut disposer de l’information nbActivites dans la table Station. Pour cela :

(a) Ajoutez la colonne nbActivites avec pour valeur par défaut 0.
(b) Créez un trigger qui maintient cette information.

4. Interdisez par un trigger l’insertion d’une ligne dans la table Séjour si le solde du client est inférieur au nombre de places multiplié par le tarif de la station.

3.3 Applications externes : PHP

Il n’y a aucune limite (enfin, presque), à ce que l’on peut faire avec une programmationHTML/PHP/PostgreSQL (ou n’importe quelle autre SGBD). Pour commencer vous devez installer les trois scripts vus en cours qui montrent les principales techniques (connexion, exécution d’une requête, interrogation par formulaire).

Récupérez les fichiers sur le site (ils sont dans une archive pgphp.tar disponible dans la page des exemples). 

Vous devez ensuite effectuer les opérations suivantes :

1. Créer les tables FilmComplet et FilmSimple avec les deux scripts FilmSimple.sql et FilmCOmplet.sql
2. Insérer quelques lignes dans la table FilmSimple avec le script InsFilmSimple.sql
3. Modifier les paramètres de connexion dans Connect.php
4. ExPGSQL1.php interroge et affiche le contenu de FilmSimple.
5. ExForm3.html affiche un formulaire pour rechercher des données en lançant le script ExPGSQL2.php
6. ExForm4.html affiche un formulaire pour insérer, modifier oui détruire des données en lançant le script ExPGSQL3.php
 
Voici quelques suggestions pour des scripts PHP sur la base Station.

1. Récupérez les scripts PHP donnés en exemple, et travaillant sur la table FilmSimple, et adaptez-les pour saisir et modifier les informations de la table Client.

2. Faites un formulaire de saisie d’un séjour, en proposant la liste des stations et la liste des clients dans un menu déroulant.

4 - Concurrence d’accès

On va maintenant étudier le comportement concret d’un SGBD en cas d’accès concurrents à la même ressource. Pour celà on va simuler l’exécution concurrente de programmes à l’aide du petit ensemble de lectures/écritures sur la base “Agence de voyage” créé dans le premier exercice : modification du solde de certains clients et sélection des clients. Créez 4 fichiers, nommés SEL.sql, MAJpas.sql, MAJfog.sql et MAJker.sql et entrez-y les commandes suivantes :

1. SEL.sql
                  PROMPT ’Affichage des clients =>’;
                  SELECT * FROM client;
2. MAJpas.sql
                        PROMPT ’Augmentation du client Pascal =>’;
                        UPDATE client SET solde = solde + 1000
                        WHERE client = ’Pascal’;
 
3. MAJfog.sql
                        PROMPT ’Augmentation du client Fogg =>’;
                        UPDATE client SET solde = solde + 1000
                        WHERE client = ’Fogg’;
  
4. MAJker.sql
                       PROMPT ’Augmentation du client Kerouac =>’;
                       UPDATE client SET solde = solde + 1000
                       WHERE client = ’Kerouac’;

Ensuite, ouvrez deux fenêtres et lancez SQLPLUS dans chacune : chaque session est considérée par ORACLE comme un utilisateur, et on a donc 2 utilisateurs, nommés 1 et 2, en situation de concurrence.

Dans tout ce qui suit, on note INSTRi l’exécution de l’instruction INSTR par l’utilisateur i. Par exemple MAJker1 corespond à l’exécution du fichier MAJker dans la première fenêtre par la commande @MAJker. On note de même ROLi et COMi l’exécution des commandes rollback; et commit ;dans la fenêtre i.

Questions Executez les séquences d’instruction décrites ci-dessous. Dans chacun des cas, expliquez ce qui se passe.
 
1. Première expérience : l’utilisateur 1 effectue des mises-à-jour, tandis que l’utilisateur 2 ne fait que des sélections. Que constate-t-on ?

SEL1; SEL2;MAJker1; SEL2;MAJpas; SEL2;ROL1; SEL2.

2. idem, mais avec des commit.

SEL1; SEL2;MAJker1; SEL2;COM1; SEL2;MAJker1; SEl2;COM1; SEL2.
 
3. Maintenant les deux utilisateurs effectuent des MAJ simultanées.

SEL1; SEL2;MAJker1;MAJpas2; SEl1; SEL2;MAJfog1;MAJfog2; SEL1;COM1;COM2.
Un blocage est apparu. Pourquoi ?
4. Idem, avec un ordre des opérations qui diffère d’un utilisateur à l’autre.

SEL1; SEL2;MAJker1;MAJpas2; SEl1; SEL2;MAJpas1;MAJker2ROL1ROL2.
Que constate-t-on ?

5.En fait, ORACLE pratique une verrouilage à deux phases assez libéral, qui ne garantit pas la sérialisabilité : aucun verrrou n’est placé sur une ligne lors d’une lecture. L’utilisateur peut verrouiller explicitement en ajoutant la clause FOR UPDATE. Exemple :

SELECT * FROM client FOR UPDATE;

Chaque ligne sélectionnée est alors verrouillée. Refaites les expériences précédentes avec un verrouillage explicite des lignes que vous voulez modifier.

6. Expérimentez les exécutions précédentes en spécifiant le mode suivant :

SET TRANSACTION ISOLATION LEVEL SERIALIZABLE

  

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